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Permaculture  – Cultiver son jardin, cultiver sa paix

Jardiner me procure de la paix et de la sérénité.

Lorsque je suis dans mon potager, j’y suis entièrement… Mes oreilles se réjouissent du chant des oiseaux, du bourdonnement d’une abeille ou de mon voisin cultivateur qui me salue. Ma peau apprécie la chaleur du soleil, le doux duvet des feuilles et la texture de la terre.
Mon nez tressaille face à l’odeur des tomates, de la verveine, de la menthe, de la paille qui sèche et se dore au soleil. Ma bouche savoure une fraise cueillie par gourmandise.

Et devant mes yeux se dressent milles choses qui se passent, qui vivent dans mon havre de paix : entre les courgettes qui poussent, les coccinelles qui se font la belle, les mauvaises herbes qui me narguent, les abeilles et les chats qui viennent me saluer, les plantes qui m’offrent un spectacle de couleurs. C’est une explosion de joie.  

Je vois la Vie, là sous mes yeux, jour après jour, et j’y fais partie en tant que co-créatrice. Oui, avec la palette que m’offre la nature, je confectionne un tableau aux cinq sens. Et si vous tentiez l’expérience ? 

Quelques clés pour commencer un potager en permaculture

Observer attentivement votre environnement. C’est à dire, trouver les zones les plus ensoleillées et celles à l’ombre, et comment le soleil va briller sur votre terrain. Regarder la texture de la terre à différents endroits pour voir si elle est uniforme ou s’il y a des endroits avec une texture différente car cela aura un impact sur ce que vous allez apporter à votre terre et sur le choix des légumes. Noter aussi où se trouve la source d’eau et quelle sera votre méthode d’arrosage. Observer aussi la présence des insectes ou des petits animaux. Des signes simples, par exemple voir des verres de terre, indique que votre terre est en bonne santé. Ou si vous voyez des coccinelles, elles s’occuperont de vos pucerons. Voir des abeilles est un très bon signe car elles seront vitales pour la polonisation.


Les outils de base
Fourche-Beche, capillion, pelle, ficelle biodégradable, sécateur, cutteur et gants. La fourche-bêche pour aérer le sol sans le déstructurer. Un composteur pour valoriser les déchets. Un récupérateur d’eau de pluie.

Prendre soin de son sol.

Le Béaba. C’est vraiment le 70-80% du travail pour avoir de bons légumes. En effet, qui dit sol riche, dit bons légumes. Et comme il va tout donner pour que les plantes poussent, il est essentiel d’en prendre soin régulièrement pour conserver ses propriétés et sa structure.
Comment ? En aérant le sol et en le nourrissant avec les bons éléments et durant les bonnes périodes en fonction de sa composition. La terre la plus fréquente dans la région lausannoise étant la terre argileuse, voici comment la repérer et la nourrir. La terre argileuse où pousse le bouton d’or, le pissenlit et le liseron, est lourde et collante. Pour le remarquer, il suffit de faire une boule avec et elle va rester compacte et on pourra la modeler. Cette terre est donc difficile à travailler. Elle a besoin de sable, de beaucoup de composte et/ou de fumier (de cheval de préférence). Elle est riche en éléments fertilisants et elle retient l’eau et les engrais. Il est important de nourrir son sol lors de trois moments clé.

À L’automne, on effectuera ce qu’on appelle en permaculture la lasagne. C’est-à-dire mettre différentes couches sur son sol dans des proportions (1/3 ; 1/3 ; 1/3), selon son type de terre. Par exemple pour une terre argileuse, commencer par une brouette de fumier de cheval puis une brouette d’engrais vert : tonte du gazon ou herbes récolté suite au désherbage, et pour finir, une brouette de paille pour recouvrir.

Au printemps, « griffer votre terre » c’est-à-dire de juste planter la fourche bêche 8 à 10 cm de profondeur et de faire des petits va et vient. En permaculture, on préfère préserver la vie du sol en évitant de la perturber. Puis ajoutez-y du composte, des granules de purin d’ortie ou/ et de prêle. Vous pouvez aussi rajouter de la corne séchée. (cf la quantité au m2 sur l’emballage)

Pendant l’été, implémentez des techniques de paillage. C’est-à-dire de mettre de la paille et / ou du foin tout autour de vos plantations afin de maintenir l’humidité et de préserver et renforcer une vie sous terre. Il est possible de rajouter du composte de la maison ou l’herbe coupés fraichement mais en petite quantité (1/5) et quand il fait grand beau.

Pour ceux qui désirent aller plus loin, sachez qu’il existe 4 types de terre : la terre calcaire, la terre humifère, la terre sableuse et la terre argileuse. Après ce chapitre un peu plus barbant et technique, il est temps de passer à la phase : Que vais-je planter dans mon jardin, comment et pourquoi?

La préparation est une étape essentielle pour réussir son potager. Réaliser un plan permet notamment de réfléchir aux bonnes associations de légumes et d’organiser les rotations de culture d’une année à l’autre. Pour commencer, il est conseillé de noter les légumes que l’on souhaite cultiver, en privilégiant ceux que l’on aime consommer. Il est ensuite utile de se renseigner sur les associations favorables entre les plantes avant de dessiner un premier plan du potager, par exemple sur une simple feuille A4. Un exemple très simple pour débuter :

Source : Un potager pour 4 personnes

La planification des travaux du jardin est également importante. Certaines tâches doivent être réalisées à des périodes précises, tandis que d’autres sont simplement plus favorables à certains moments de l’année. Établir un petit planning, à la manière d’un agenda, permet ainsi de savoir quand effectuer les semis, préparer la terre ou procéder aux plantations. 

Chaque variété de plante possède en effet son propre rythme : certaines doivent être semées à un moment précis avant d’être repiquées, tandis que d’autres peuvent être plantées directement en pleine terre sous forme de plantons. Le « Calendrier de semis Légumes & Laitue » en donne une bonne illustration.

Source : Calendrier de Semis pour Légumes et Laitue – scribd

Pour les personnes qui débutent, il peut être plus simple de commencer avec des plantons biologiques à planter directement en pleine terre plutôt que de réaliser soi-même les semis. On en trouve facilement dans plusieurs lieux, notamment à la ferme de Rovéréaz ou dans des magasins spécialisés comme Jumbo, Hornbach ou Landi. Une marche à suivre précis concernant la création de semis se trouve à la fin de l’article. 

Récupérer et recycler au maximum : Cela va vous permettre de faire un potager bio et éco responsable et de faire des économies. Compostez vos déchets organiques : Rien de tel qu’un bon compost maison pour enrichir votre sol en nutriments. Récupérez l’eau de pluie :installez une cuve pour collecter l’eau de vos gouttières et arrosez gratuitement. Réutilisez des matériaux : Les vieilles palettes, les pierres ou les morceaux de bois peuvent être transformés en bordures, en bancs ou en abris pour la faune. Si vous souhaitez aller plus loin pour savoir comment faire un bon composte.  Suivez ce lien!  

Quelques petits gestes malins sur vos plants de légumes : Couper les feuilles de tomates et de courgettes qui touchent le sol. En effet, c’est par là que les maladies de type mildiou s’infiltrent. Faites-le de jour au soleil pour que la cicatrice ne s’infecte pas et avec un secteur propre et désinfecté. Couper la tête (le haut de la tige principale) des poivrons quand il y a déjà 5 groupes de fruits, de même pour les aubergines.

Tailler vos concombres après les 3 premières feuilles. Puis faites de même sur les ramifications. Et là, je n’ai plus qu’à vous dire de savourer vos légumes. La permaculture est une belle aventure qui nous apprend à ralentir, à observer et à profiter pleinement de ce que la nature nous offre.

Les principaux travaux en Mars :
– Récoltez la première Rhubarbe de l’année et les derniers choux de Bruxelles, céleris-raves, panais et rutabagas de l’année précédente.
– Semez quelques graines dehors si vous avez couvert et chauffé la terre à l’avance. Sinon semez à l’intérieur ou sous des cloches et des châssis froids. Plantez les premières pommes de terre, échalotes et tête d’ail avant la fin mars pour une récolte précoce.
– Les arbres et arbustes à racines nues devraient être désormais en terre. Le mois prochain, quand ils ne seront plus dormants, il sera trop tard.
– Finissez la taille d’hiver des groseilliers, cassissiers, myrtilliers et framboisiers remontants.
– Apportez un amendement pour rendre la terre plus nourricière avant le début des semis et des plantations

Les principaux travaux d’avril
– Récoltez les premières asperges de l’année, les choux de printemps, choux-fleurs, brocoli à jets, ainsi les derniers poireaux et choux frisé.
– Semez en place s’il fait assez chaud, sinon à l’intérieur ou sous abri.
– Plantez la deuxième fournée de pomme de terre, ainsi que les derniers oignions.
– Déterrez les premières pommes de terre nouvelles.
– Désherbez soigneusement et ratissez les carrés à semis pour les préparer.
– Taillez les pruniers et les cerisiers qui poussent désormais, une fois les feuilles sorties.

Pour avoir une vue d’ensemble des travaux à effectuer annuellement au jardin, voici le calendrier du jardin. 

Source : Course U – Calendrier jardin

Réaliser des semis – marche à suivre 

Quelques soit les graines à semer, il faut commencer par remplir une terrine de mélange à rempoter (type terreaux universel ou terreaux de semis) et tassez légèrement soit avec une planche ou avec les mains. Arrosez de préférence avec un arrosoir muni d’un pommeau et laissez l’eau s’égoutter.

Répartissez les graines sur la surface humide du terreau avec régularité et sans les serrer pour que les futures plantules aient de la place.

Recouvrez les graines d’une fiche couche de terreaux, en utilisant un tamis de jardin pour éliminer les mottes, morceau d’écorces et autres résidus. Tassez doucement avec les mains.

Mettre au chaud soit à l’intérieur au bord d’une fenêtre ou à l’extérieur dans une serre.

Enfin, voici un lien pour un site où, il est possible de commander des graines bio avec un vaste choix. Saemereien.ch

Bibliographie

Aujardin.info. (1998–2025). Les différents types de terre.
Article présentant les principaux types de sols au jardin et leurs caractéristiques.
https://www.aujardin.info

Diez, O. (2019). Un jardin autosuffisant en 30 minutes par jour. Paris : Larousse.
Guide pratique proposant des conseils pour organiser un potager productif avec un entretien quotidien limité.

Gerbeaud. (s.d.). Identifier et corriger les carences : azote, phosphore, potassium.
Article expliquant comment reconnaître les carences nutritives des plantes et les corriger au potager.
https://www.gerbeaud.com

Isabelle C. (2021, 26 octobre). Identifier et corriger les carences en azote, phosphore et potassium.
Article détaillant les symptômes et solutions liés aux carences nutritives des plantes.
https://www.gerbeaud.com

Les Alchimistes. (s.d.). Faire du compost : les étapes pour composter chez soi.
Guide pratique expliquant comment démarrer et entretenir un compost domestique.
https://alchimistes.co/faire-du-compost/

Muséum national d’Histoire naturelle. (2023). Comment faire du compost ?
Présentation pédagogique des principes du compostage et de son utilité pour la biodiversité et les sols.
https://www.mnhn.fr/fr/comment-faire-du-compost

Puech, O. (2021). Les 10 clés d’abondance au potager d’Olivier.
Ouvrage proposant des conseils et méthodes pour cultiver un potager productif et durable.